[LIBAN]. [PHENICIE]. [ESHMOUNAZOR II, ROI…

Lot 255
5 000 - 6 000 EUR
Résultats sans frais
Résultat: 8 500 EUR

[LIBAN]. [PHENICIE]. [ESHMOUNAZOR II, ROI…

[LIBAN]. [PHENICIE]. [ESHMOUNAZOR II, ROI DE SIDON (SARCOPHAGE)].
Important dossier relatif à la découverte et au don du Sarcophage d'Eshmounazor II, roi de Sidon (Saïda, Liban).
Le sarcophage d'Eshmounazor II roi de Sidon (5e siècle av. J.C.) fut découvert en 1855 par Alphonse Durighello, agent consulaire de France à Sidon, puis par l'entremise d'Aimé Péretié, consul de France à Beyrouth, donné au
Louvre par le duc de Luynes en 1856. Son transport à Paris et son exposition au public représentèrent, pour l'époque, un véritable événement médiatique.
Ils déclenchèrent l'envoi d'une mission d'archéologie en Phénicie en 1860, confiée par l'empereur Napoléon III à Ernest Renan.
Le sarcophage est important entre autres pour son intérêt d'ordre épigraphique : il est le support de la plus longue inscription phénicienne (en phénicien canaanite, en alphabet phénicien) trouvée au Liban, la seule qui relate des événements historiques sur le règne du roi phénicien Eshmunazor
II. L'iconographie de ce sarcophage montre une origine égyptienne, témoignant des transferts entre l'Égypte et la Phénicie : le mort, serré dans son linceul d'où émerge la tête, est coiffé par une perruque tripartite, il porte une barbe postiche et un collier ousekh se terminant de part et d'autre par une tête de faucon. Sur le linceul est gravée une longue inscription de vingtdeux lignes en phénicien alphabétique, capitale pour l'histoire de la période perse achéménide : "Moi Eshmounazor, roi des Sidoniens, fils du roi Tabnit, roi des
Sidoniens, petit-fils du roi Eshmounazor, roi des Sidoniens et ma mère Amoashtart, prêtresse de Ashtart notre Dame, reine, fille du roi
Eshmounazor roi des Sidoniens."
Le sarcophage est actuellement conservé au Musée du Louvre dans les collections du département des Antiquités orientales. C'est autour de ce monument majeur que la collection d'antiquités phénicienne du Louvre s'est développée et organisée.
Le présent ensemble contribue des documents d'archives et de philologie supplémentaires produits au moments de la découverte puis du transport du sarcophage grâce au duc de Luynes, Aimé Péretié et la famille Durighello.
Voir : Exposition au Musée du Louvre - Blanchard, Vincent dir., Royaumes oubliés. De l'Empire hittite aux Araméens, mai-août 2019.
Ce dossier comprend :
- Correspondance relative à la découverte de sarcophage du roi Esmunazar.
30 LAS (février à décembre 1855). Correspondance entre Aimé Péretié (1808 1882) chancelier du consulat général de France à Beyrouth et le duc d'Albert de Luynes. Lettres de Péretié envoyées de Beyrouth; copies des réponses du duc d'Albert de Luynes.
- Notes de travail du duc d'Albert de Luynes relatives au sarcophage.
Manuscrit «Analyse et commentaire» du Mémoire sur le sarcophage d'Esmunazar. Autre dossier : «Manuscrit qui a été publié».
- Dossier contenant : 1) Manuscrit avec retranscription de l'inscription en écriture phénicienne, encre sur papier; 2) [PHOTOGRAPHIE]. Photographie du haut du sarcophage, épreuve sur papier salé (dimensions : 279 x 225 mm); 3) [PHOTOGRAPHIE]. Photographie du bas du sarcophage, épreuve sur papier salé (dimensions : 277 x 230 mm); 4) Dessin à l'encre avec retranscription de l'inscription épigraphique; dimensions : 392 x 205 mm.
Joint : 3 gravures (dont une accidentée, épreuve pour l'ouvrage paru en 1856).
- Rapport lu par Mr. le duc de Luynes à la séance publique des5 académies.
Première rédaction. Manuscrit autographe du duc de Luynes, avec importantes corrections.
- LUYNES (Albert duc de). Institut impérial de France. Sur le sarcophage d'un roi de Sidon découvert près de Sayda. Paris, Firmin Didot, 1855, 15 pp., exemplaire non coupé, tiré à part. Joint : autre exemplaire du texte, avec la pagination suivante pp. 3547.
- LUYNES (Albert duc de). Mémoire sur le sarcophage et l'inscription funéraire d'Esmunazar, roi de Sidon, Paris, Typographie de Henri Plon, 1856, VI + 82 pp., planches. Cartonnage de l'éditeur (défraichi, mors fendus). Joint :
Dessin original de la planche insérée suite à la Préface (très bon état); tirage de la planche (maculée; déchirure); deux tirages de la reproduction de l'Inscription punique de Malte (reproduite p. 65 du Mémoire sur le sarcophage et l'inscription funéraire d'Esmunazar...(1856)).
- JUDAS (A.C.). Nouvelle analyse de l'inscription phénicienne de Marseille, Paris, Friedrich Klincksieck, 1857, 35 pp.. Couverture d'attente, avec envoi de l'auteur.
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de ventes
Retourner au catalogue