Cartel en bronze finement ciselé et doré ou relaqué bleu à l - Lot 221

Lot 221
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Cartel en bronze finement ciselé et doré ou relaqué bleu à l - Lot 221
Cartel en bronze finement ciselé et doré ou relaqué bleu à l'imitation de la porcelaine sous la forme d'un vase simulé retenu par une bélière fixée sur un recouvrement à godrons et canaux. Il est flanqué de deux figures féminines aux ailes déployées se terminant par des feuilles d'acanthes à crosses. Le mouvement supporté par une guirlande de lauriers. Piédouche cannelé reposant sur une terrasse en console à culot en pomme de pin. Le cadran émaillé signé Leroy, ainsi que la platine, indique les heures en chiffres romains et les minutes en chiffres arabes par tranches de cinq. Époque Louis XVI. Attribué à Brécourt. H : 71 - L : 39 cm Le dessin préparatoire, ou commercial, de ce rare cartel d'applique fait partie d'un album conservé à l'Institut national d'Histoire de l'Art à Paris, anciennement Bibliothèque Jacques Doucet, dans lequel il est indiqué le nom de bronzier qui créa le modèle, un certain «Brécourt» (illustré dans H. Ottomeyer et P. Pröschel, VergoldeteBronzen, Die Bronzearbeiten des SpätbarockundKlassizismus, Klinkhardt & Biermann, Munich, 1986, Band I, p. 228, fig. 4.1.8). Sa composition particulièrement originale à espagnolettes ailées est révélatrice de sa date d'exécution, vers la fin du règne de Louis XV, c'est-à-dire en pleine période du renouveau des arts décoratifs français qui faisait suite aux exceptionnelles découvertes archéologiques faites dans les anciennes cités romaines de Pompéi et d'Herculanum à proximité de Naples. Le modèle rencontra un certain succès auprès des amateurs parisiens et fut décliné à quelques rares exemplaires, parmi lesquels nous pouvons citer : un premier cartel, associé à un baromètre de composition identique, qui a été proposé aux enchères chez Sotheby's, à Londres, le 13 décembre 1991, lot 212; ainsi qu'un deuxième, le cadran signé «Lieutaud», qui se trouvait anciennement sur le Marché de l'Art parisien et est paru dans le catalogue de l'exposition La Folie d'Artois à Bagatelle, Paris, 1988, p. 177; un troisième, le cadran signé «Charles Leroy», appartient aux collections royales suédoises au Palais royal de Stockholm (reproduit dans J. Böttiger, Konstsamlingarna a de SwenskaKungligaSlotten, Tome I, Stockholm, 1900, planche 60 et dans H. Groth, Châteaux en Suède, Intérieurs et mobilier néo-classiques 1770-1850, Paris, 1990, p. 26); enfin, mentionnons un dernier cartel de ce modèle, le cadran signé «Gille à Paris», qui est conservé au Musée des Arts décoratifs à Paris (voir Tardy, La pendule française des origines à nos jours, 2ème Partie : Du Louis XVI à nos jours, Paris, 1974, p. 308, fig. 4). «Charles Le Roy à Paris» : Cette signature fut employée dès 1734 par l'horloger Charles Leroy (1709-1771), puis son fils, Étienne-Augustin, nommé Horloger du Roi, l'utilisa à partir du retrait des affaires de son père vers 1770. Plusieurs pendules portant cette signature figuraient dans les collections royales françaises avant la Révolution, elles étaient très certainement toutes des créations d'Étienne-Augustin. En considérant la date de réalisation de l'exemplaire présenté, il nous semble pertinent d'avancer une attribution à la fin de carrière de Charles Leroy père.
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