BEAUFORD DELANEY (1901-1979)

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BEAUFORD DELANEY (1901-1979)


Sans titre vers 1960.
Huile sur toile.
Signée Beauford DELANEY 68 rue Paul Vaillant Couturier Clamart sur seine. Cachet d'expostion n°172 et annoté au crayon sur le chassis Paul Fachetti Av Friedland.
65 x 46 cm
Provenance:
Donné par l'artiste aux galeristes Vincent et Didier Mathieu dans les années 80 puis par descendance.

BEAUFORD DELANEY
Beauford Delaney naît en 1901 à Knoxville dans le Tennessee dans une famille de 10 enfants d'un père pasteur méthodiste.
Sa mère encourage la vocation artistique de son frère Joseph mais aussi celle de Beauford. Lloyd Branson, artiste local réputé, directeur d'une école d'art découvre ses dessins et, convaincu du potentiel de Delaney, l'aide à partir pour Boston et finance son voyage.
Les oeuvres de jeunesse de cette période sont essentiellement des paysages et des portraits.
A Boston, Delaney étudie dans différentes institutions et en 1926, sa découverte de la rétrospective consacrée à Claude Monet marque durablement son approche chromatique et lumineuse de la peinture.
Il arrive à New York quelques jours après le krach boursier qui marque le début de la Grande Dépression. Il se concentre alors sur la réalisation de portraits d'afro-américains populaires mais également de scènes de la vie quotidienne à Harlem.
Au début des années 30, baignant dans un environnement stimulant artistiquement, il commence à explorer une esthétique moderniste.
Son installation dans Greenwich village combiné à son goût pour la poésie et la musique l'aident à intégrer la communauté et à lier de solides amitiés.Malgré le ségrégationnisme, Il aura m?me les honneurs de la presse en 1938, puisque Life magazine le cite en exemple d'artiste accompli..."nègre".
Dans les années 40-50, à New York, il peint aussi bien des oeuvres figuratives que d'autres abstraites. Cependant, même s'il s'agit d'une période de stabilité relative et de succès, il reste malgré tout en butte à l'homophobie et au racisme.
Il part pour Paris, où il arrive à la fin de l'été 1953 pensant y rester un mois. Il y demeurera vingt-six ans, jusqu'à sa mort. En 1954, il adopte définitivement et totalement l'abstraction. Mais bien qu'il participe à des expositions collectives et réalise des expositions personnelles, ses problèmes psychiques personnels lui rendent chaque jour la vie plus difficile.
Ses oeuvres de la fin des années 50 et des sixties, toutes abstraites, sont caractérisées par des lignes fluides appliquées à la brosse et par une recherche sur la saturation de la couleur et la puissance de la texture.
L'oeuvre que nous vous présentons date de cette période. La couleur jaune est vue comme essentielle par Delaney car elle représente pour lui "la couleur de la lumière sacrée" mais également "le pouvoir ultime" et témoigne de la joie qu'il souhaite insuffler dans sa création, bien qu'alors il lutte difficilement pour tenter de fuir les ténèbres qui l'assaillent.
A la fin des années 60, les crises se font de plus en plus fréquentes et profondes. Il est hospitalisé à Ste Anne en 1975 et c'est là qu'il décède en 1979.
En 1978, le Studio Museum of Harlem lui avait consacré la premi?re rétrospective d'une longue série, exposant 67 oeuvres du peintre.
Les peintures de Beauford Delaney sont aujourd'hui présentes dans de nombreuses collections institutionnelles mais également dans de nombreux musées (Metropolitan Museum of Art, National Portrait Gallery...).
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