Vierge de douleur en albâtre sculpté, dos ébauché, traces de - Lot 163

Lot 163
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800 - 1200 EUR
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Vierge de douleur en albâtre sculpté, dos ébauché, traces de - Lot 163
Vierge de douleur en albâtre sculpté, dos ébauché, traces de polychromie et de dorure. Angleterre, Nottingham, seconde moitié du XVe siècle H . : 22,8 cm (quelques éclats et légers accidents, manques) Soclé La production de sculptures religieuses en albâtre polychrome prospère en Angleterre dès les années 1350, avant de décliner sous l’impulsion de la Réforme à partir du milieu du XVIe siècle. Plusieurs ateliers sont attestés à Londres, Chellaston, York et Burton-sur-Trent, ainsi qu’à Nottingham ; la matière première était principalement extraite de carrières situées dans le centre de l’Angleterre, en particulier près de Tutbury (Staffordshire) et Chellaston (Derbyshire). Les figures du Christ et de la Vierge présentent ici des proportions ramassées et des membres émaciés. Ce traitement caractéristique de la production anglaise du XVe siècle apparaît sur plusieurs panneaux du Retable de Nailloux, œuvre d’un atelier des Midlands actif entre 1450 et 1500, conservé en l’église Saint-Martin de Nailloux (Haute-Garonne). Une schématisation analogue se retrouve sur une Mise au tombeau du Musée des Augustins de Toulouse (61.1.2), ainsi que trois panneaux de la Passion du Musée national de Copenhague. Le musée de Nottingham Castle conserve un exemplaire dont les visages accusent un modelé et des expressions similaires (NCM 1925-53). Au cours de la dernière phase de la production (1460-1530), les artistes nourrissent un intérêt certain pour les draperies tubulaires, profondément creusées. Sur notre objet, les plis obliques de la robe de la Vierge sont identiques à ceux d’un Couronnement d’épines conservé au Victoria Albert Museum de Londres (A 102-1946). Le décor de fleurs polychromes qui orne la partie inférieure du relief est fréquent ; il apparaît notamment sur un panneau du Palais des Beaux-Arts de Lille représentant le Souper chez Simon, et une Descente de croix du Musée des Augustins de Toulouse (61.6.6). Ouvrages consultés : M. Debaene (ed.), Alabaster Sculpture in Europe, 1300–1650, Londres – Turnhout, Brepols, 2022. G. Dervaux-Van Ussel, Exposition de sculptures anglaises et malinoises d’albâtre, Bruxelles, Musées royaux d’art et d’histoire, Bruxelles, 1967. C. Prigent, Les sculptures anglaises d’albâtre au Musée national du Moyen Âge – Thermes de Cluny, Paris, RMN, 1998.
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